Ce jeu à été testé par Fanaworld à partir d’une clé envoyée par l’éditeur.

Salutations et bienvenue pour mon premier test sur votre site préféré. Je vais vous parler aujourd’hui de « The Caligula Effect Overdose » sur PlayStation 5. Il s’agit d’un RPG édité par NIS America et donc entièrement en Anglais. Au moins vous êtes prévenus. L’histoire à été écrite par Tadashi Satomi, ce nom vous dit certainement quelque chose si vous êtes fan du genre, car c’est le scénariste de Persona. Saga que j’affectionne tout particulièrement d’ailleurs. Enfin il s’agit d’un portage de la version PS4, qui venait elle-même de la PS Vita. Ce jeu traverse les âges et nous allons voir ensemble si cela lui réussit…

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Un peu d’histoire pour commencer. Nous allons donc évoluer dans le monde de Mobius, endroit virtuel sensé être parfait, où l’on peut vivre sa vie et oublier tous les tracas de la vie réelle. Un monde utopique dirigé par l’intelligence artificielle μ (prononcé Mew) et sa horde de serviteurs dévoués, qui diffuseront partout sa musique. Une sorte d’Hatsune Miku en sommes …. Vous vous rendrez vite compte que cette vie irréelle cache de nombreux secrets et qu’il faudra vous échapper. Nous allons donc rejoindre le Go-Home Club sorte de groupe de résistance et tenter en compagnie de nos nouveaux amis, de retrouver le monde réel.

Nous allons diriger une bande d’étudiants bien décidés à quitter cet endroit et qui vont petit à petit se dévoilés au fur et à mesure de l’histoire. Discuter avec vos compagnons sera primordial, car le point fort du jeu est vraiment son scénario. Vous pourrez interagir avec toutes les personnes alentours, faire évoluer vos affinités avec elles et par delà même améliorer vos compétences. Car oui, fuir cet endroit ne sera pas aussi simple que de franchir une porte, vous vous en douter bien. On débute notre périple dans une école très labyrinthique, un véritable enchaînement de couloirs remplis d’ennemis random et d’étudiants lambdas. Explorez tout les recoins et couloirs, cela vous permettra de trouver quelques coffres contenant diverses compétences. D’ailleurs comme dans tout les jeux du genre, il faudra faire un maximum de combat pour accumuler de l’expérience et monter vos statistiques, développer des aptitudes et techniques de combat spécifiques à chaque personnage.

En parlant de combats, j’ai particulièrement apprécié la fonction de prévisualisation de nos attaques avant de la valider. Appelée « Imaginary Chain », cela permet de voir concrètement l’impact de nos choix d’actions. On peut même faire des combos dévastateur et ce dès le début de l’aventure. C’est hyper sympa mais même si au début on essaye de planifier au mieux et de perfectionner ses attaques, vous comprendrez assez rapidement que jouer de façon bourrin sera tout aussi efficace. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. La difficulté n’est pas vraiment au rendez-vous, si vous aimez les challenges, choisissez directement le mode difficile. Surtout que vous récupérez l’ensemble de vos points de vie et d’attaque après chaque combat. J’ai trouvé ça bizarre d’ailleurs… Et s’il fallait en rajouter, les points de sauvegarde sont légion et presque au bout de chaque couloir. Bref aucun stress à avoir … Même si par malheur vous vous feriez occire, vous reprendriez votre périple presque au même endroit.

Côté technique, et c’est là que le bas blesse, on est loin des standards nouvelle génération. Le jeu n’est pas plus beau que Persona 5, voire même moins, par exemple. Alors c’est pas moche mais bon, on est sur PS5 quand même, on aurait pu s’attendre à beaucoup mieux. C’est pas super fluide non plus, j’ai aussi eu quelques saccades par moment. Rien de très grave, rassurer vous mais ce n’est pas ce que l’on pourrait espérer. Par contre au niveau bande son, c’est beaucoup mieux. Les musiques sont hyper cool et mettent dans l’ambiance direct. Malheureusement elles ne sont pas très variées et au bout de quelques heures, vous serez lassés. Dommage pour un titre basé essentiellement sur le thème musical.

Pour ce qui est du gameplay en lui-même, là encore ce n’est pas la panacée. Les donjons se ressemblent tous et ne sont qu’une succession de couloirs. Bien entendu l’habillage des murs change, murs ou vitrines de magasins mais le résultat est le même, on se sent un peu à l’étroit. On court en slalomant entres les ennemis pour atteindre notre objectif. Car nombreux sont les ennemis basiques à errer dans ces espaces. C’est pratique pour monter le niveau de vos persos mais au bout d’un moment ça fait un peu beaucoup de combats pour pas grand chose. La répétitivité du jeu est vraiment son plus gros défaut. Le côté RPG est assez anecdotique, les possibilités d’amélioration et de customisation ne sont pas légion et n’affecte pas vraiment vos personnages. Dommage car moi qui aime passer du temps à changer et peaufiner mes armes et armures, ici pour le coup c’est chou blanc…

Pour conclure, je dirais que cette aventure est vraiment réservée aux joueurs qui apprécie avant tout un scénario intéressant en dépit de tout le reste. Je pense que ce « The Caligula Effect Overdose » possède un potentiel auprès des fans du genre mais le manque de traduction française rebutera un bon nombre de joueurs surtout quand ici l’histoire est justement le point fort ! Même si personnellement cela ne me dérange pas de jouer dans la langue de Shakespeare, beaucoup de joueurs n’aiment pas ça. J’ai passé pour ma part un excellent moment sur le jeu en dépit de ses nombreux défauts.

Les plus :

  • Une histoire intéressante
  • Une bande son agréable
  • Heu … Non pas de troisième + 😁

Les moins :

  • Une répétitivité redondante
  • Un côté RPG quasi inexistant
  • Des Graphismes datés

Laisser un commentaire

Tendances