Ce test a été fait par Geek_Hari grâce à une clé envoyée par Ak&Co Pr.

Aujourd’hui, on ne part pas à la chasse aux petits hommes verts comme lors de mon dernier test, mais direction une ville sombre, oppressante, peuplée de gens étranges, de monstres inquiétants et d’énigmes à résoudre. Je ne parle pas du prochain Resident Evil, mais bien de The 9th Charnel, un survival horror à la première personne développé par le studio indépendant indien Saikat Deb Creations, sorti le 30 janvier 2026.

Commençons immédiatement par les mauvais points, histoire de terminer ce test sur une note un peu plus positive, l’aspect technique. Aucune bonne surprise à signaler. On est très loin des standards attendus d’un jeu PS5. Les bugs sont nombreux, ennemis qui restent figés, textures qui s’affichent mal, problèmes de son… Bref, techniquement, le jeu donne souvent l’impression d’être inachevé. Mais le plus gros problème vient clairement de l’animation des personnages. Les déplacements sont raides, peu naturels, et donnent parfois l’impression de voir des personnages glisser sur une patinoire. Résultat : l’immersion en prend un sérieux coup, ce qui est particulièrement dommageable pour un jeu d’horreur censé nous maintenir sous tension. Cela dit, remettons les choses dans leur contexte. The 9th Charnel n’est pas un jeu AAA, et il serait injuste de le juger uniquement sur ses graphismes. Alors oui, c’est moche, oui, c’est daté… mais la vraie question reste la suivante : Est-ce que le jeu réussit à nous faire peur, manette en main ? Car c’est bien là l’objectif principal d’un survival horror.

Côté scénario, The 9th Charnel nous raconte l’histoire de Michael, qui se réveille après un accident dans une ville sombre et mystérieuse. Une ville peuplée d’autochtones étranges, de créatures hostiles et d’entités fantomatiques. Très vite, le joueur comprend qu’il va falloir trouver un moyen de s’échapper de cet endroit malsain, d’autant plus que la ville est encerclée par des falaises infranchissables, empêchant toute fuite. Le pitch est assez classique dans le genre, sans grande prise de risque, et le récit sera ponctué de flashbacks venant apporter quelques éléments sur le passé du protagoniste. Les premières minutes sont d’ailleurs plutôt réussies. L’introduction installe efficacement l’ambiance, la ville dégage quelque chose de malsain, et on sent un vrai travail sur l’atmosphère.

Le véritable point fort du jeu, selon moi, reste sa bande-son. Les musiques et les bruitages créent une chape oppressante presque constante, qui accompagne le joueur tout au long de l’aventure et contribue largement à installer un malaise permanent. Malheureusement, cette bonne impression initiale s’effondre assez rapidement à cause d’un gameplay d’une tristesse sans fin.

La ville est étonnamment vide et manque cruellement de vie. Il ne s’y passe pas grand-chose, et les phases d’exploration finissent par devenir monotones. Les ennemis, quant à eux, sont peu variés et surtout très mal exploités. Leur seul rôle consiste généralement à nous poursuivre dans des couloirs sans réelle mise en scène. L’IA est clairement à la traîne, il suffit parfois de se cacher dans un placard juste sous le nez d’un monstre pour le voir repartir comme si de rien n’était. Dans ces conditions, impossible de maintenir une vraie tension ou un sentiment de danger. Les énigmes ne relèvent pas vraiment le niveau. Elles semblent souvent artificiellement compliquées, non pas pour stimuler le joueur, mais simplement pour rallonger la durée de vie. On se retrouve à enchaîner des allers-retours inutiles d’un bout à l’autre de la ville à la recherche d’un code, d’un objet ou d’un fusible, sans véritable réflexion ni plaisir de jeu. À la longue, cela devient plus frustrant qu’angoissant.

The 9th Charnel est un jeu qui avait, sur le papier, de quoi séduire les amateurs de survival horror. Son ambiance sombre, son univers glauque et surtout sa bande-son réussie laissent entrevoir un potentiel certain. Les premières minutes parviennent même à installer une atmosphère intrigante, presque prometteuse. Mais très vite, le jeu montre ses limites. Entre une réalisation technique dépassée, des animations ratées, une intelligence artificielle défaillante et un gameplay répétitif, l’expérience peine à maintenir l’intérêt sur la durée. Le manque de tension et de véritables moments de peur est particulièrement regrettable pour un titre du genre. Au final, The 9th Charnel donne l’impression d’un projet ambitieux mais mal abouti, qui aurait sans doute gagné à bénéficier de plus de temps ou de moyens. Il pourra éventuellement intriguer les joueurs très indulgents ou curieux de productions indépendantes, mais il aura du mal à convaincre les amateurs exigeants de survival horror.

Les Plus :

  • De bonnes idées
  • L’ambiance sonore
  • Scénario déjà vu mais efficace

Les Moins :

  • Des graphismes digne de la ps3
  • Une animation à la ramasse trop de bug en tout genre
  • Trop de bugs en tout genre

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