Ce test a été fait par Geek_Hari grâce à une clé envoyée par JanduSoft.

On se retrouve aujourd’hui pour le test de Manairons, un jeu du studio Jandusoft sorti le 19 février 2026. Mais c’est quoi exactement ce jeu ? En me le proposant, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Après quelques recherches, je découvre qu’on parle ici d’un titre ancré dans le folklore pyrénéen, et plus précisément dans les légendes basques. Une proposition plutôt originale.

Un folklore assumé. Pour la petite histoire, les Manairons sont des créatures issues du folklore des Pyrénées, de petits êtres malicieux, proches des elfes, liés à la nature et aux forces invisibles. Merci mon ami Google pour ces infos.

Une histoire classique, mais efficace. Côté scénario, on reste cependant sur quelque chose de très convenu. Nai, notre jeune héros, se réveille dans son village désormais sous la coupe d’un tyran. Le point de départ est simple, presque trop. Mais malgré cette base classique, l’univers fonctionne. Les environnements sont colorés, vivants. On sent que la direction artistique a bénéficié d’un soin particulier. Mention spéciale au doublage français, vraiment réussi. C’est suffisamment rare pour être souligné, surtout pour une production de cette envergure.

Une aventure musicale avant tout. Le cœur du gameplay repose sur la flûte magique de Nai. Elle sert à la fois d’arme et d’outil pour résoudre des énigmes. On est clairement sur un jeu de plateforme 3D accessible. Les phases d’exploration sont agréables, avec quelques secrets disséminés ici et là, encourageant à fouiller les recoins des niveaux. Il se dégage une vraie poésie dans certaines séquences. On est loin d’un jeu frénétique à la Doom, et ce tempo plus doux est franchement appréciable. Des combats trop répétitifs. Malheureusement, c’est aussi là que le jeu montre ses limites. Les combats manquent d’impact. Les ennemis sont peu variés, les affrontements finissent par devenir mécaniques. La flûte, bien qu’originale sur le papier, reste finalement assez fade. On aurait aimé plus de variations, plus de combinaisons musicales, ou des affrontements demandant une réelle stratégie. À la place, on se retrouve souvent à répéter les mêmes actions, ce qui casse progressivement le charme initial.

Une technique en dents de scie. Le plus gros point noir reste toutefois la technique. La maniabilité pose problème à plusieurs reprises. Les bugs de collision sont fréquents, notamment lors des phases d’escalade ou de plateformes un peu précises. Plusieurs fois, j’ai raté un saut à cause d’un comportement étrange du personnage ou d’un accrochage imprévu au décor. Et le plus ironique, des soucis de son dans un jeu centré sur la musique. Coupures audios à répétitions, un comble… On sent que le projet avait de l’ambition, mais qu’il aurait mérité davantage de polish avant sa sortie.

Une expérience qui divise. Au final, Manairons est un jeu attachant. Il propose une expérience poétique, musicale et culturellement marquée. Son univers a du charme, son ambiance fonctionne, et l’effort de mettre en avant un folklore régional peu exploité mérite vraiment d’être salué. Mais le gameplay manque de profondeur, les combats sont répétitifs et les problèmes techniques risquent de rebuter bon nombre de joueurs. C’est le genre de jeu qu’on apprécie pour son atmosphère, mais qui peine à convaincre sur la durée. Et on le sait, une fois la manette posée à cause de la frustration, il est rare qu’on y revienne. Dommage, car avec un peu plus de finition, Manairons aurait pu être une très belle surprise.

Les Plus :

  • Un univers dépaysant
  • Une VF aux petits oignons
  • Sur le papier , un excellent jeu

Les Moins :

  • Une réalisation technique dépassée
  • Trop de bugs de collision
  • Des combats sans intérêt

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