
Ce test a été fait grâce à une clé envoyée par Capcom France.
Après deux épisodes qui ont réussi à imposer une vision plus accessible et narrative de la licence Monster Hunter, Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection revient avec l’ambition de poursuivre cette formule RPG tout en la modernisant.




Cette fois, le jeu suit les deux royaumes rivaux d’Azuria et de Vermeil, qui tentent de survivre face à une catastrophe environnementale appelée « Invasion de Cristal ». Le joueur incarne l’héritier d’Azuria, contraint de faire équipe avec la princesse Eleanor de Vermeil afin de lutter contre cette menace qui ravage le monde. Leur alliance ne sert pas seulement à combattre cette catastrophe, elle vise aussi à apaiser les tensions entre les deux royaumes, dont les relations sont loin d’être simples. Eleanor agit notamment par inquiétude face aux intentions de sa propre sœur, la reine de Vermeil, dont les décisions semblent de plus en plus troubles. L’histoire tourne également autour de la réapparition d’un monstre emblématique de la saga, le Rathalos, que beaucoup pensaient disparu et dont le rôle pourrait être bien plus important qu’il n’y paraît.






Sur le plan visuel, ce troisième épisode est clairement le plus beau de la série, même si tout n’est pas parfait. Comme pour les jeux précédents, il faut garder en tête que la version de base reste celle développée pour la console Nintendo. Le premier Monster Hunter Stories était à l’origine un jeu Nintendo 3DS, ressorti plus tard en version remasterisée sur Nintendo Switch et PlayStation 4. Forcément, malgré quelques améliorations, le résultat restait assez limité visuellement. Le second épisode, Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin, avait suivi la même logique, une sortie d’abord sur Switch avant d’être porté sur PlayStation 4. Résultat, même sur une machine plus puissante, on se retrouvait encore avec un jeu techniquement assez daté. Heureusement, avec l’arrivée de la Nintendo Switch 2, qui dispose d’un peu plus de puissance sous le capot, ce troisième épisode s’en sort beaucoup mieux. Sur PS5, on profite donc d’une version plus propre et plus stable. Attention toutefois, on n’est pas non plus face à une énorme claque technique. Le jeu adopte toujours une direction artistique particulière, mélangeant cel shading pour les personnages et les monstres, tandis que les environnements reposent davantage sur de la 3D plus classique. Le résultat est assez contrasté. Les personnages et les monstres sont franchement réussis, avec un style visuel très fidèle à l’esprit de la série et un rendu très propre. De loin, les environnements font également leur effet et donnent parfois l’illusion d’un monde riche et coloré. En revanche, dès que l’on s’en approche, les limites techniques deviennent plus visibles. Certaines textures sont assez simples et les décors peuvent parfois donner une impression de manque de détail.



Côté gameplay, le jeu reste dans la continuité directe des deux premiers épisodes. On retrouve donc toujours le système de combat emblématique basé sur un principe de pierre / feuille / ciseau, avec trois types d’attaques qui se contrent mutuellement. Sur le papier, ce système peut faire un peu peur au départ. Le jeu empile pas mal de mécaniques, d’effets, de compétences et de paramètres à analyser. Mais une fois les bases assimilées, tout devient beaucoup plus naturel et on comprend rapidement la logique du système.
Et c’est justement là que le gameplay révèle tout son intérêt. Derrière son apparente simplicité, il demande de l’observation, de l’anticipation et une vraie lecture des monstres, ce qui donne des combats tactiques et étonnamment intelligents. Autre élément incontournable de la série, la chasse aux œufs. Comme dans les précédents épisodes, on explore les tanières de monstres pour trouver des œufs, les ramener au village et les faire éclore afin d’obtenir de nouveaux compagnons. Mais dans cet épisode, cette mécanique prend aussi une dimension supplémentaire. En faisant éclore ces œufs et en relâchant certaines créatures dans leur environnement, le joueur contribue indirectement à préserver et faire perdurer différentes espèces de monstres. Ce système permet également d’influencer l’évolution et la présence de certaines espèces dans les différentes zones du jeu. Il y a derrière tout cela un vrai sous-texte écologique que j’ai personnellement beaucoup apprécié. Le jeu ne parle pas seulement de capturer ou de combattre les monstres, il insiste aussi sur l’idée de préserver l’équilibre naturel et de permettre aux espèces de survivre dans un monde menacé.






Au final, Monster Hunter Stories 3 repose sur beaucoup d’éléments hérités des deux premiers jeux, mais apporte aussi quelques évolutions intéressantes. Le scénario adopte notamment une tonalité plus mature, et cela se ressent aussi dans la direction artistique. Le jeu abandonne en grande partie le style chibi des anciens épisodes pour adopter un rendu plus proche d’un anime manga plus mature, ce qui donne aux personnages une présence bien plus crédible à l’écran. Techniquement, le jeu tourne désormais sur le RE Engine, le moteur graphique utilisé par de nombreux jeux récents de Capcom. Cela permet d’obtenir un titre globalement plus stable et plus solide techniquement que ses prédécesseurs.






Même si cet épisode est clairement le plus solide de la série, tout n’est pas parfait. Comme les précédents jeux, l’aventure ne propose toujours pas un véritable monde ouvert. On se retrouve avec plusieurs grandes zones semi-ouvertes, ce qui fonctionne mais donne parfois l’impression que la série pourrait aller beaucoup plus loin avec un vrai open world. Autre point à signaler, la difficulté n’est pas toujours très bien dosée. La plupart du temps, le jeu reste accessible et ne propose pas une difficulté insurmontable. Mais il arrive parfois de passer d’un ennemi très simple à un combat beaucoup plus compliqué seulement quelques minutes plus tard. Ce n’est pas forcément frustrant, mais cela peut surprendre et créer des petits pics de difficulté inattendus. Enfin, même si le système de combat reste efficace, certains joueurs pourraient lui reprocher une légère répétitivité sur la durée, surtout pour ceux qui ont déjà beaucoup joué aux deux précédents épisodes.






C’est d’ailleurs aussi le genre de jeu qui se prête parfaitement aux consoles portables. N’ayant pas reçu de clé sur Nintendo Switch 2, j’ai dû faire mon aventure sur PlayStation 5. Et pour être honnête, cela m’a presque fait regretter d’avoir revendu mon PlayStation Portal. Monster Hunter Stories 3 est typiquement le genre de RPG que l’on adore lancer tranquillement dans son lit, pour avancer un peu dans l’histoire ou faire éclore quelques œufs avant de dormir.



Pour conclure, avec Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection, Capcom livre l’épisode le plus abouti de sa série RPG dérivée de Monster Hunter. Plus beau, plus mature dans son écriture et techniquement plus solide grâce au RE Engine, ce troisième opus affine une formule déjà très efficace. Son système de combat reste toujours aussi malin, la collection de monstres et l’éclosion des œufs sont particulièrement addictives, et la dimension écologique autour de la préservation des espèces apporte un propos assez intéressant. Tout n’est pas encore parfait, la structure en zones semi-ouvertes commence à dater et certains décors manquent de détails. Mais malgré ces quelques limites, l’aventure reste extrêmement agréable à parcourir, surtout pour les amateurs de RPG japonais et les fans de monstres à collectionner. Si la série ose un jour franchir le cap du véritable monde ouvert, elle pourrait bien atteindre un tout autre niveau.















Les Plus :
- Le plus beau jeu de la série
- Un système de combat toujours aussi intelligent basé sur le pierre / feuille / ciseau
- Le gameplay reste simple à comprendre mais offre une vraie profondeur
- La collection de monstres et l’éclosion des œufs toujours aussi addictive
- Une dimension écologique intéressante autour de la préservation des espèces
- Une direction artistique plus mature que les anciens épisodes
- Le jeu tourne sur le RE Engine, ce qui apporte plus de stabilité technique
- Un bien meilleur RPG que Clair Obscur : Expedition 33
Les Moins :
- Des décors parfois pauvres quand on s’en approche
- Toujours pas de véritable monde ouvert
- Une difficulté parfois mal dosée avec quelques pics inattendus
- Un système de combat qui peut sembler répétitif sur la durée
- Pas de VF, seulement une VOSTFR…
- Un jeu qui se prête tellement bien au portable que je regrette presque de ne pas y jouer sur Nintendo Switch 2 ou PS Portal



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