
Ce test a été fait par Geek_Hari grâce à une clé envoyée par Lambsmith PR.
On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un petit jeu indé sorti l’année dernière sur PC et que j’ai aujourd’hui le plaisir de tester sur Switch 2 Atomic Owl. Un nom qui claque quand même pas mal, on dirait le nom d’un cocktail interdit dans certains pays. Derrière ce nom grandiloquent se cache pourtant un Rogue-lite développé par le studio américain Monster Theater. Au programme, des nouilles chinoises, des hiboux ninjas, des couleurs flashy et des combats nerveux. Oui, dit comme ça, on dirait un rêve étrange après avoir mangé trop épicé avant de dormir.


Avant d’attaquer le gros du morceau,le gameplay, faisons un petit arrêt du côté du scénario. Alors, on ne va pas se mentir, ce n’est pas ici que le jeu va révolutionner l’écriture vidéoludique. L’histoire débute dans un restaurant de ramen où Hidalgo et ses amis profitent
tranquillement de leur repas. Jusque-là, tout va bien. Mais évidemment, il faut bien un méchant pour casser l’ambiance. Et ce méchant, c’est Omega Wing, qui décide de corrompre tous les copains de notre héros. Résultat, Hidalgo devra sauver ses amis et mettre une bonne correction au grand vilain. C’est ultra classique, mais honnêtement, l’univers fonctionne bien. Le mélange entre ambiance cyberpunk, humour absurde et ninjas hiboux donne tout de suite envie de voir ce que le jeu a dans le ventre.


La première chose qui saute aux yeux en lançant Atomic Owl, c’est sa direction artistique. Et quand je dis “saute aux yeux”, ce n’est pas une expression, le jeu vous balance littéralement des néons et des explosions de pixels à la figure dès les premières secondes. Les amateurs de pixel art et de musiques électro façon Kavinsky vont probablement tomber amoureux instantanément. L’ambiance rappelle un vieux flipper sous acide mélangé à une borne d’arcade oubliée dans un club underground des années 80. Personnellement, j’ai trouvé ça parfois un peu trop chargé visuellement. Entre les ennemis, les
effets lumineux, les explosions et les attaques dans tous les sens, il m’est arrivé plusieurs fois de perdre mon personnage à l’écran. À certains moments, je ne contrôlais plus Hidalgo, je cherchais simplement “où est Charlie version hibou ninja”. Bon, après, il faut aussi reconnaître que mes yeux commencent doucement à demander une retraite anticipée.

Côté gameplay, Atomic Owl propose une formule simple mais efficace. On est ici sur un Rogue-lite à défilement horizontal orienté action et plateforme. Hidalgo dispose de quatre armes interchangeables, chacune ayant son propre style et son utilité. On alterne donc régulièrement entre attaques à distance, coups plus nerveux et capacités spéciales. Rien de révolutionnaire, mais la prise en main est immédiate et franchement agréable. Le jeu mise également énormément sur la mobilité. Double saut, dash, esquives, plateformes
mouvantes. Les amateurs de jeux de plateforme trouveront clairement leur bonheur dans certains passages qui demandent précision et timing. Et c’est d’ailleurs là que se trouve, selon moi, la seule vraie difficulté du jeu. Certains enchaînements de sauts peuvent vite devenir frustrants. Tout au long de l’aventure, on récupère aussi différentes améliorations pour nos armes et nos pouvoirs. Cela permet d’apporter un peu de variété aux parties et de rendre Hidalgo
progressivement plus puissant. Malheureusement, c’est aussi là que le jeu montre ses limites. Car malgré son étiquette “Rogue-lite”, Atomic Owl reste extrêmement accessible. Trop accessible même. Et généralement, quand on entend le mot Rogue-lite, une petite alarme mentale se déclenche immédiatement chez les joueurs : “prépare-toi à souffrir”. Sauf qu’ici, cette alarme reste totalement silencieuse. Les ennemis tombent rapidement, les boss ne demandent pas énormément d’efforts et on traverse l’aventure sans véritable mur de difficulté. Le bestiaire souffre aussi d’un certain manque de variété. Les ennemis finissent rapidement par se ressembler et les affrontements perdent un peu en intensité au fil des niveaux. C’est dommage, parce qu’avec un univers aussi barré, il y avait vraiment moyen de proposer des adversaires totalement absurdes et mémorables. Je voulais des hiboux mutants géants, des ramen démoniaques, des ninjas cyborgs complètement ridicules… bref, du chaos. Et puis il y a aussi le gros problème de la durée de vie. Le jeu est court. Très court. On arrive rapidement au bout de l’aventure, avec cette sensation un peu frustrante de rester sur sa faim. Ce qui est assez ironique pour un jeu qui commence dans un restaurant de ramen.

Au final, Atomic Owl reste un jeu sympathique. Sa direction artistique est réussie, son ambiance est cool et la prise en main fonctionne très bien. Le problème, c’est qu’il manque un vrai challenge et un peu plus de contenu pour réellement marquer les esprits. On est
finalement beaucoup plus proche d’un jeu de plateforme nerveux et arcade que d’un véritable Rogue-Lite capable de nous rendre accro pendant des dizaines d’heures. Un bon petit jeu pour passer quelques soirées sans prise de tête, mais probablement pas le prochain monument du genre. Un peu comme un bol de nouilles instantanées, c’est agréable sur le moment, mais deux heures plus tard, on a déjà faim à nouveau.

Les Plus :
- Une direction artistique réussie
- Belle ambiance sonore
- Petit prix
Les Moins :
- Peu de difficulté pour un Rogue-lite
- Jeu court
- Peu de rejouabilité une fois finis


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