Ce test a été fait grâce à une clé envoyée par Warning Up.

Il y a des licences qui n’ont plus vraiment besoin d’être présentées. Halloween en fait évidemment partie. Et lorsqu’un jeu vidéo décide de s’attaquer à l’œuvre culte de John Carpenter, les attentes sont forcément élevées, surtout lorsqu’on est fan du premier film sorti en 1978. Avant toute chose, je précise que j’ai testé Halloween : The Game avant sa sortie officielle. Il faut donc garder en tête qu’un important patch Day One est prévu pour accompagner le lancement. Il pourrait notamment corriger certains bugs, problèmes techniques et autres défauts que j’ai pu rencontrer durant mes parties. Il faudra donc voir dans quelle mesure la version finale évoluera. Et heureusement, parce que le jeu a encore quelques casseroles à traîner.

La première chose qui saute aux yeux lorsqu’on lance Halloween : The Game, c’est son amour évident pour le film original. Et ça, en tant que fan du premier Halloween, c’est particulièrement appréciable. Le jeu ne se contente pas de reprendre vaguement l’identité de la licence, il multiplie les clins d’œil au long-métrage de 1978. On retrouve évidemment Michael Myers, mais également plusieurs figures emblématiques de l’univers, dont le docteur Loomis, qui fait partie des personnages cultes associés à la saga. Les références au film sont nombreuses et permettent régulièrement de retrouver cette ambiance si particulière qui faisait la force de l’œuvre de Carpenter. Et surtout, le jeu fait le choix de s’inspirer du premier film, plutôt que de partir sur la dernière trilogie. Et franchement… merci. Après une trilogie récente que j’ai trouvée particulièrement mauvaise, retrouver l’univers du Halloween original est forcément beaucoup plus plaisant. Le jeu semble avoir compris que lorsqu’on possède un matériau aussi culte, il vaut mieux parfois revenir aux fondamentaux. La musique originale participe évidemment énormément à cette sensation. Réentendre le thème culte reste toujours un plaisir. Quelques notes suffisent pour immédiatement nous replonger dans l’ambiance du film et renforcer la tension lors des différentes séquences.

Halloween : The Game propose tout d’abord une campagne solo qui reprend, à sa manière, les événements du premier film. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’une reproduction parfaite du long-métrage scène par scène. Le jeu reprend plutôt les grandes bases et certains éléments emblématiques de l’histoire pour proposer sa propre interprétation. C’est finalement surtout une manière pour le titre de nous faire parcourir l’univers de Halloween avant de nous pousser vers ce qui constitue réellement le cœur de l’expérience, le multijoueur.

Car soyons honnêtes, si vous achetez Halloween : The Game, c’est probablement avant tout pour jouer avec ou contre Michael Myers.
Et c’est là que le jeu devient véritablement intéressant. Le fonctionnement du multijoueur rappelle énormément celui de Friday the 13th: The Game. D’un côté, vous pouvez incarner Michael Myers. De l’autre, vous prenez le contrôle d’un survivant qui devra tenter de rester en vie et surtout d’échapper au tueur. Le concept est simple, mais particulièrement efficace pour une licence comme Halloween. Michael dispose évidemment d’un avantage évident sur ses victimes, mais les survivants ne sont pas totalement démunis. Ils doivent exploiter l’environnement, trouver des objets, se cacher et tenter de survivre suffisamment longtemps. Et les maps offrent justement pas mal de possibilités. Les différentes maps sont plutôt vastes et donnent suffisamment d’espace pour créer de véritables parties de cache-cache avec Michael. On retrouve également de nombreuses cachettes, ce qui permet aux survivants de tenter de disparaître dans l’environnement et de jouer avec la vigilance du tueur. Le décor est loin d’être uniquement là pour faire joli. On peut interagir avec différents éléments de l’environnement et récupérer un certain nombre d’objets. Michael peut notamment ramasser différents éléments qui peuvent lui servir pendant une partie. Cela apporte un minimum de variété aux affrontements et évite d’avoir simplement un jeu où Michael court après quatre survivants dans une immense map. Il faut également apprendre à connaître les lieux. Savoir où se cacher, où récupérer certains objets ou encore connaître les différents passages peut rapidement faire la différence. Et c’est justement ce qui peut donner au multijoueur une vraie durée de vie si la communauté répond présente.

Évidemment, jouer Michael Myers reste l’une des principales raisons de lancer une partie. Le personnage est particulièrement satisfaisant à contrôler, notamment grâce à son arsenal et aux différentes possibilités offertes par les environnements. J’ai d’ailleurs pu approcher les différents finishers propres aux différentes armes. Et c’est clairement l’un des petits plaisirs du jeu. On retrouve cette violence caractéristique du personnage et cette volonté de faire de chaque élimination une petite mise en scène. Pour les fans, c’est typiquement le genre de détail qui fait plaisir. Ce n’est pas forcément révolutionnaire dans le genre, mais lorsqu’on retrouve une arme associée à Michael Myers et qu’on peut découvrir la manière dont elle est utilisée pour achever une victime, le fan-service fonctionne.

Malheureusement, toute cette bonne volonté autour de la licence se heurte à un problème assez important, le jeu est techniquement très pauvre. Et là, difficile de fermer les yeux. Graphiquement, certaines textures donnent véritablement l’impression de regarder un jeu sorti à l’époque de la PS3. Nous sommes très loin des standards visuels actuels. Certaines surfaces sont particulièrement pauvres, les environnements manquent parfois de détails et certains éléments visuels semblent clairement appartenir à une autre génération de consoles. Et ce n’est pas uniquement une question de direction artistique volontairement rétro, on parle bien ici de qualité technique. Certains modèles et certaines textures auraient mérité beaucoup plus de travail. À cela viennent s’ajouter quelques problèmes techniques assez surprenants. J’ai notamment rencontré des bugs de collision qui semblent tout droit sortir de l’époque de la PS2. Des éléments du décor qui réagissent bizarrement, des collisions parfois approximatives et différents petits problèmes qui viennent casser l’immersion. Encore une fois, il faut garder en tête que j’ai testé le jeu avant sa sortie. Un gros patch Day One est prévu et j’espère sincèrement qu’il corrigera une bonne partie de ces problèmes.
Notamment les textures particulièrement pauvres, les bugs de collision et les différents problèmes techniques qui peuvent encore apparaître pendant les parties. Ce serait dommage que ces défauts viennent gâcher une expérience qui possède pourtant une base intéressante. D’ailleurs, j’allais oublier, un gros problème aussi que j’ai vu dès le début du jeu, c’est un souci de traduction dans les sous-titre, parfois, ils sont bien en français et le suivant, ils passent en anglais…

Au final, Halloween : The Game fonctionne surtout lorsqu’il exploite ce qui fait la force de la licence. Les références au film de 1978, les personnages emblématiques, la musique de Carpenter, Michael Myers et cette ambiance de chasse entre le tueur et ses victimes constituent clairement les meilleurs éléments du jeu. Et c’est justement pour cela que les problèmes techniques sont d’autant plus frustrants. Parce qu’il y a quelque chose. Le concept fonctionne. Le multijoueur est clairement la partie la plus intéressante et le système rappelle suffisamment Friday the 13th: The Game pour immédiatement comprendre où les développeurs veulent nous emmener. Les maps sont suffisamment grandes, les cachettes nombreuses, les interactions avec les environnements apportent un peu de profondeur et incarner Michael est évidemment particulièrement amusant pour un fan de la licence. Halloween : The Game est un titre imparfait, mais qui possède une vraie qualité, il aime profondément le Halloween de 1978. Et ça se ressent. Les nombreux clins d’œil au film, la présence de personnages comme Loomis, la musique culte et le choix de revenir aux origines de la saga plutôt que de s’appuyer sur la dernière trilogie sont autant de points qui font plaisir aux fans. En revanche, difficile de ne pas être déçu par l’aspect technique. Graphismes datés, textures qui semblent venir de la génération PS3, bugs de collision dignes de la PS2… Le jeu accuse clairement son retard sur les standards actuels. Mais le véritable intérêt se trouve dans son multijoueur, qui reprend une formule très proche de Friday the 13th: The Game. Incarner Michael Myers ou tenter de lui échapper en tant que survivant fonctionne plutôt bien et les environnements offrent suffisamment de possibilités pour créer des situations intéressantes. Reste maintenant à voir ce que donnera le fameux patch Day One. Car si les développeurs parviennent à corriger une partie des problèmes techniques rencontrés sur cette version pré-sortie, Halloween : The Game pourrait devenir une expérience franchement sympathique pour les fans du film original. Pour l’instant, le jeu ressemble donc davantage à un hommage réussi au premier Halloween qu’à une véritable claque technique. Et personnellement, entre un jeu techniquement daté mais qui comprend ce qui rend le film de 1978 culte et une production ultra-moderne qui aurait décidé de s’inspirer de la dernière trilogie…je prends Michael Myers, Loomis et le thème original, sans hésiter.

Les Plus :

  • Un véritable hommage à Halloween de 1978
  • De nombreux clins d’œil au film original
  • Le retour de personnages cultes comme Loomis
  • La musique originale, toujours aussi efficace
  • Jouer Michael Myers est particulièrement plaisant
  • Un multijoueur qui rappelle fortement Friday the 13th: The Game
  • Des maps assez vastes et plutôt intéressantes à explorer

Les Moins :

  • Techniquement très en retard
  • Des textures qui semblent venir de l’époque PS3
  • Plusieurs bugs et problèmes de collision
  • Une expérience solo qui reste surtout un complément au multijoueur
  • Des gros soucis de traduction

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