Ce test a été fait par xNo7max grâce à une clé envoyée par Capcom France.

Capcom continue son année exceptionnelle. Après trois titres ayant rencontré un important succès critique, l’éditeur japonais nous livre déjà son quatrième jeu majeur en 2026 avec Onimusha: Way of the Sword. Une cadence impressionnante lorsqu’on connaît les contraintes et les difficultés du développement moderne. La question est donc simple, Onimusha est-il capable de maintenir le niveau de qualité affiché par ses grands frères ? La réponse est … oui très largement.

Tout commence dans le Japon de l’ère Edo, au cœur d’un univers mêlant histoire, mythologie et dark fantasy. Nous incarnons Miyamoto Musashi, un ronin obsédé par un objectif aussi simple qu’ambitieux : devenir le plus grand guerrier de tous les temps. Après avoir humilié le maître de l’école Yoshioka lors d’un duel expéditif, Musashi poursuit sa route avec son arrogance habituelle. Mais le destin va rapidement le rattraper lorsqu’il croise la route de son rival, Sasaki Ganryu, lui aussi animé par une soif de puissance insatiable. Alors que les deux hommes s’apprêtent à s’affronter, une créature mystérieuse surgit et bouleverse le cours des événements. À partir de cet instant, le voyage de Musashi prend une tournure bien plus complexe qu’une simple quête de puissance. Entre créatures démoniaques, guerriers légendaires et rencontres marquantes, le héros va devoir remettre en question bien des certitudes. L’histoire n’invente pas forcément tout, mais elle est suffisamment bien racontée pour maintenir l’intérêt jusqu’au générique final. Les personnages principaux sont attachants, les antagonistes particulièrement réussis, et certains moments parviennent même à apporter une vraie dimension émotionnelle à l’aventure. Le thème central du jeu est d’ailleurs parfaitement résumé par une phrase entendue à plusieurs reprises : « Vivre est une souffrance continuelle. » Une philosophie qui accompagne Musashi tout au long de son périple.

Là où Onimusha brille particulièrement, c’est dans son gameplay. Capcom a trouvé un équilibre très intéressant entre accessibilité et profondeur. Les tutoriels sont clairs et les différentes mécaniques sont introduites progressivement. Au fil de l’aventure, de nouvelles techniques, compétences et pouvoirs viennent enrichir notre arsenal. Le résultat est un système de combat suffisamment riche pour encourager l’expérimentation sans jamais devenir intimidant ou redondant. Le système de progression reste relativement classique avec :

  • plusieurs arbres de compétences ;
  • différents équipements à améliorer ;
  • des pouvoirs évolutifs ;
  • des matériaux à récupérer via l’exploration et les quêtes.

Rien de révolutionnaire, mais l’ensemble fonctionne très bien. Les affrontements constituent évidemment le cœur du jeu et ils sont globalement excellents. Les animations sont fluides, les chorégraphies rappellent les grands films de samouraïs japonais et chaque coup porté procure une sensation de puissance particulièrement satisfaisante.  Les boss principaux sont de très bonnes factures bien que certains sous Boss ont des pattern déjà vu au cours du jeu. Mention spéciale au système de parade, le jeu propose une parade classique mais également une mécanique de déviation plus risquée. Réussir une déviation au bon moment déclenche un spectaculaire effet de ralentissement qui donne immédiatement envie d’enchaîner les affrontements. Honnêtement je ne vois aucun jeu à l’heure actuelle aussi bon manette en main que ce ONIMUSHA en ce qui concerne les combats au sabre, même un GHOST OF YOTEI n’est selon moi pas aussi bon et satisfaisant. 

Capcom insiste sur le fait qu’Onimusha: Way of the Sword n’est pas un souls-like. Sur le papier, c’est vrai. Dans les faits, difficile de ne pas penser à Sekiro: Shadows Die Twice. Les similitudes sont nombreuses : combats au sabre, importance du timing, système de parade, progression du personnage et structure semi-ouverte des environnements. Attention cependant, Onimusha reste beaucoup plus accessible. Là où Sekiro pousse le joueur dans ses retranchements et sanctionne la moindre erreur, Onimusha se montre nettement plus permissif. Les mécaniques sont proches, mais la philosophie de design est différente. Si vous recherchez un défi impitoyable, Sekiro conserve une longueur d’avance. Si vous préférez une aventure plus accessible, plus narrative et moins frustrante, Onimusha est probablement le meilleur choix et de loin.

Visuellement, Capcom livre une copie plutôt propre. Les environnements sont variés et particulièrement inspirés. Certains lieux dégagent une ambiance pesante et inquiétante tandis que d’autres offrent des panoramas magnifiques qui mettent parfaitement en valeur le Japon féodal. Le jeu est un jeu couloir avec certaines zones plus ouvertes, ce n’est pas un open world classique (merci on en a marre des open world vide et sans âme qui sont là juste pour remplir un cahier des charges). L’optimisation est également au rendez-vous, ce qui devient malheureusement suffisamment rare pour être souligné. Que ce soit sur XBOX/PS5 ou PC le jeu est optimisé aux petits oignons quel que soit le mode graphique utilisé (fidélité avec un mode 120HZ/performance). J’ai également pu tester le jeu sur PC grâce au XBOX PLAY ANYWHERE (Merci XBOX) et le jeu, sans trop de surprise, est parfaitement optimisé, tout tourne parfaitement en ultra +120 FPS(configuration : 32 GO de RAM R7 7700 + RTX 4070 super).   Les cinématiques impressionnent par leur qualité de mise en scène et la qualité des expressions faciales des personnages, un bémol tout de même, je trouve qu’il y a une trop grande différence de graphismes entre les cinématiques et le jeu en lui-même, cela m’a sauté aux yeux. Attention le jeu n’est pas moche, loin de là il reste agréable visuellement mais la différence est notable. Autre point négatif, ce sont les coffres disséminés partout dans la carte, comme souvent, ceux-ci sont grossiers et présentent une surcouche blanche vraiment pas très jolie.  Nous ne pouvons pas non plus sauter ce qui peut être assez frustrant dans certaines situations.  Du côté du doublage, le jeu propose une excellente version japonaise ainsi qu’une VF de grande voire très grande qualité. Personnellement, j’ai une préférence pour la VO. Les performances de Yoshimasa Hosoya, Nobuhiko Okamoto ou encore Shin-Ichiro Miki apportent énormément de personnalité aux différents personnages et nous plongent réellement dans cet univers Japonais. La VF apporte un confort non négligeable et est extrêmement qualitative. 

Tout n’est cependant pas parfait. Le premier problème concerne la difficulté. Le mode Histoire permet de traverser l’aventure sans véritable résistance tandis que le mode Action, censé représenter l’expérience standard, reste lui aussi relativement facile. Le véritable défi se trouve dans le mode Carnage. Le problème ? Il n’est disponible qu’après avoir terminé le jeu une première fois. Une décision difficile à comprendre. Le choix de ne pas être un souls like est assumé et c’est très bien comme ça, mais diable pourquoi ne pas avoir mis ce mode dès le début du jeu pour les plus fous d’entre nous ?  Les quêtes secondaires constituent également une légère déception. Elles remplissent correctement leur rôle de progression mais finissent rapidement par se ressembler. On aurait aimé davantage de variété et des objectifs un peu plus ambitieux. Enfin, certains personnages secondaires manquent de développement. Ils sont attachants, mais leur histoire personnelle est souvent survolée alors qu’elle mériterait davantage d’attention. La Bande originale est décevante, aucun morceau marquant, ce qui est dommage compte tenu des cinématiques à couper le souffle.  Comme indiqué plus haut, le jeu est magnifique lors des cinématiques mais bien moins beau en jeu avec quelques textures baveuses et datées, dommage pour un jeu « couloir »…

Onimusha: Way of the Sword réussit son retour. Capcom livre une aventure solide, portée par un gameplay particulièrement agréable, une histoire prenante et une direction artistique de qualité. Le jeu n’invente pas forcément un nouveau genre, mais il exécute avec maîtrise tout ce qu’il entreprend. Le jeu n’essaie pas d’être ce qu’il n’est pas et c’est honnêtement parfait comme ça. Son principal défaut est finalement de manquer parfois d’ambition. Une difficulté trop accessible avant d’avoir fini le jeu, des quêtes secondaires répétitives et certains personnages sous-exploités l’empêchent de rejoindre immédiatement les plus grands représentants du genre. Cela reste néanmoins une excellente surprise et un retour réussi pour une licence que beaucoup pensaient définitivement oubliée. CAPCOM est sans nul doute l’éditeur de l’année. C’est rare que je dise cela mais MERCI à eux de respecter autant leurs joueurs. 

Les Plus :

  • Gameplay varié, accessible et extrêmement satisfaisant
  • Histoire prenante et bien rythmée
  • Musashi est un protagoniste particulièrement réussi, peut-être un des meilleurs de ces dernières années ? 
  • Excellents antagonistes et des boss de qualités
  • Direction artistique inspirée
  • Très bonne optimisation
  • VO exceptionnelle et VF de très grande qualité
  • Cinématiques réussies 
  • Durée de vie satisfaisante (15 à 20 heures pour l’histoire principale)
  • Absence de quêtes FedEx artificielles

Les Moins :

  • Mode Carnage verrouillé 
  • Quêtes secondaires répétitives
  • Certaines récompenses manquent d’intérêt
  • Personnages secondaires parfois sous-développés
  • Bande-son efficace mais peu voir pas mémorable du tout
  • C’est beau en cinématique, moins en jeu

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