Ce test a été fait grâce à des clés envoyées par Capcom France.

Capcom continue d’étoffer le catalogue de la Nintendo Switch 2 avec trois poids lourds de son catalogue, Resident Evil 2, Resident Evil 3 et Resident Evil 4 Gold Edition. Trois remakes qui ont marqué ces dernières années et qui permettent de redécouvrir les événements de Raccoon City, puis de suivre Leon S. Kennedy dans sa mission de sauvetage en Espagne. Mais si ces jeux ont déjà largement fait leurs preuves sur les autres plateformes, leur arrivée sur une console hybride soulève forcément quelques questions. Les concessions graphiques sont-elles trop importantes ? Les performances sont-elles au rendez-vous ? Et surtout, ces versions présentent-elles un véritable intérêt lorsqu’on possède déjà une PS5, une Xbox Series ou un PC ? Après avoir parcouru ces trois aventures, une chose est certaine, même si ces portages ne sont pas les plus impressionnants techniquement, ils ont un argument de poids. Pouvoir jouer à Resident Evil 2, 3 et 4 en 60 FPS sur une console aussi fine et légère que la Nintendo Switch 2 reste une sacrée performance. Et contrairement à certains portages qui donnent l’impression d’avoir été adaptés à la va-vite, ces versions conservent l’essentiel de ce qui fait la force de ces productions.

Avant de parler technique, il faut rappeler que ces trois jeux proposent des expériences assez différentes malgré leur appartenance à la même franchise. Avec Resident Evil 2, Capcom nous replonge dans les événements de Raccoon City, alors que Leon S. Kennedy et Claire Redfield tentent de survivre à une catastrophe biologique qui a transformé la population en zombies. Le commissariat constitue le véritable cœur de l’aventure. Ses couloirs sombres, ses salles abandonnées, ses énigmes et ses passages verrouillés nous obligent à explorer méthodiquement les lieux. Chaque munition compte et chaque rencontre peut rapidement tourner au cauchemar. C’est précisément cette gestion des ressources et cette sensation de vulnérabilité qui rendent l’expérience aussi efficace. Visuellement, j’ai toujours trouvé que Resident Evil 2 possédait une identité particulièrement forte. Le commissariat est un environnement immédiatement reconnaissable, avec une architecture qui participe pleinement à l’atmosphère oppressante du jeu. Et sur Nintendo Switch 2, j’ai franchement été bluffé par le résultat. Malgré les concessions graphiques, l’ambiance fonctionne toujours aussi bien et les environnements conservent une bonne partie de leur superbe. Le jeu tourne en 60FPS, même en mode portable. Les affrontements sont fluides et le confort de jeu reste très satisfaisant. Évidemment, les joueurs qui connaissent les versions PC et consoles de salon remarqueront des différences visuelles. Mais une fois la console entre les mains, on profite pleinement de cette aventure sans avoir constamment l’impression de jouer à une version massacrée techniquement. Resident Evil 2 reste pour moi l’une des plus belles réussites de cette trilogie, et son portage sur Switch 2 est particulièrement convaincant.

Avec Resident Evil 3, on retrouve Jill Valentine, qui tente d’échapper au chaos de Raccoon City tout en étant poursuivie par Nemesis, une créature conçue pour éliminer les membres des S.T.A.R.S. L’approche est plus orientée vers l’action que dans le deuxième épisode. L’aventure est plus linéaire, les séquences spectaculaires s’enchaînent et Nemesis constitue une menace permanente. Le problème, c’est que Resident Evil 3 m’a toujours semblé moins inspiré que son prédécesseur. Étrangement, alors que les deux jeux reposent sur le même moteur maison de Capcom, je trouve Resident Evil 3 visuellement moins séduisant. Est-ce simplement une question de direction artistique ? Probablement en partie. Là où Resident Evil 2 peut compter sur l’identité architecturale de son commissariat et Resident Evil 4 sur ses villages espagnols, ses bâtiments anciens et ses environnements variés, Resident Evil 3 propose une ambiance urbaine qui me marque nettement moins. Les rues dévastées et les bâtiments de Raccoon City restent cohérents avec l’univers, mais je trouve leur direction artistique plus fade. C’est une question de sensibilité personnelle, mais le résultat me laisse moins admiratif. Cela ne signifie pas que le jeu est mauvais, bien au contraire. Les affrontements sont efficaces, l’ambiance fonctionne et le portage sur Switch 2 reste convaincant. Là encore, les 60 FPS sont au rendez-vous, y compris en mode portable, ce qui permet de profiter de l’action dans de bonnes conditions. Son principal défaut reste finalement sa conception plus linéaire et sa durée de vie plus réduite par rapport à Resident Evil 2. On aurait aimé davantage d’exploration et de séquences capables de renouveler l’expérience. Resident Evil 3 est un bon épisode, mais c’est aussi celui qui m’impressionne le moins au sein de cette trilogie.

Enfin, difficile de parler de cette trilogie sans évoquer Resident Evil 4, qui reste l’un des épisodes les plus importants de la franchise. Leon S. Kennedy part en Espagne pour retrouver Ashley Graham, la fille du président des États-Unis, retenue prisonnière dans un village isolé. Il découvre rapidement que les habitants sont sous l’emprise d’une mystérieuse infection. Contrairement aux deux premiers remakes, Resident Evil 4 privilégie davantage l’action, avec des affrontements plus dynamiques, des ennemis nombreux et des séquences particulièrement spectaculaires. Mais ce qui impressionne surtout, c’est la variété de ses environnements. Entre le village, le château et les différentes zones traversées, le jeu renouvelle constamment son atmosphère. C’est aussi ce qui explique pourquoi je trouve sa direction artistique plus marquante que celle de Resident Evil 3. Sur Nintendo Switch 2, le résultat m’a franchement surpris. Les textures sont forcément moins détaillées que sur les versions les plus performantes, certains effets visuels ont été revus à la baisse et le rendu général ne peut pas rivaliser avec celui d’un PC puissant. Néanmoins, le jeu reste très agréable à regarder sur l’écran de la console. Il tourne à 60fps en mode portable, même si j’ai constaté quelques micro-baisses occasionnelles. Rien de méchant toutefois, ces petites variations ne gâchent pas l’expérience. Et c’est là que le portage est intéressant. Resident Evil 4 est un jeu exigeant, avec des combats qui peuvent rapidement devenir chaotiques. Malgré les concessions techniques, la fluidité reste au rendez-vous et permet de profiter pleinement de l’aventure. Autre point positif, la Gold Edition inclut également Separate Ways, le contenu additionnel consacré à Ada Wong. On bénéficie ainsi de l’aventure principale et de cette campagne supplémentaire, qui apporte un autre regard sur les événements. Resident Evil 4 Gold Edition est, avec Resident Evil 2, l’épisode qui m’a le plus impressionné sur Nintendo Switch 2.

C’est probablement l’élément le plus important de ce test. Les trois jeux tournent à 60fps, même lorsque l’on joue en mode portable. Resident Evil 4 connaît quelques micro-baisses, mais elles restent anecdotiques dans mon expérience. Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à retrouver les mêmes performances graphiques que sur les machines les plus puissantes du marché. Les textures sont parfois moins fines, certains détails ont été sacrifiés et les effets visuels sont moins impressionnants. Mais est-ce vraiment un problème ? Tout dépend de ce que l’on recherche. Si votre priorité absolue est la qualité graphique, les versions PC et consoles de salon restent plus intéressantes. Il serait ridicule de prétendre le contraire. En revanche, si l’on prend en compte le format de la Nintendo Switch 2, le résultat est autrement plus impressionnant. Nous avons entre les mains une console hybride relativement fine et légère, capable de faire tourner trois remakes ambitieux à 60 FPS. Et nous pouvons en profiter dans le train, en déplacement, dans notre lit ou simplement loin du téléviseur du salon. C’est précisément là que ces versions prennent tout leur sens. On peut évidemment regretter les compromis graphiques, mais il faut aussi reconnaître le travail réalisé pour rendre ces aventures jouables dans de bonnes conditions sur une machine portable. Et personnellement, je préfère largement une version légèrement moins détaillée, mais fluide et agréable à jouer, plutôt qu’un portage qui sacrifierait trop le confort de jeu. Autre élément intéressant, ces versions permettent de retrouver les aventures accompagnées de leurs contenus additionnels respectifs. Resident Evil 2 Deluxe Edition propose notamment des costumes supplémentaires, des options cosmétiques et d’autres bonus propres à cette édition. Resident Evil 3 comprend également ses contenus additionnels, dont les éléments cosmétiques associés à son édition et les bonus proposés avec le jeu. Enfin, Resident Evil 4 Gold Edition rassemble le remake et son contenu additionnel majeur, Separate Ways, ainsi que les bonus prévus dans cette édition. On dispose donc de versions particulièrement complètes, avec les aventures principales et leurs bonus ou contenus additionnels respectifs, selon l’édition. C’est un avantage appréciable pour ceux qui souhaitent découvrir ces jeux sans devoir se contenter d’une expérience amputée de contenus importants. Mais dans l’ensemble, cette trilogie représente une proposition généreuse pour les amateurs de survival horror.

On pourrait légitimement se demander quel est l’intérêt d’acheter ces jeux sur Switch 2 lorsqu’on les possède déjà sur une autre plateforme. Après tout, les versions PC, PS5 et Xbox Series offrent un meilleur rendu graphique. Mais cet argument oublie un élément essentiel, la liberté de jouer où l’on veut. Si la Nintendo Switch 2 est votre seule console, vous pouvez profiter de trois excellents jeux sans investir dans une autre machine. Si vous voyagez régulièrement, vous pouvez poursuivre vos aventures sans être obligé de rester devant votre télévision. Et si vous avez des enfants à la maison et que vous ne souhaitez pas jouer à des jeux aussi violents devant eux sur le grand écran du salon, le mode portable est une solution particulièrement pratique. Évidemment, Resident Evil reste une franchise destinée à un public averti. Mais le fait de pouvoir jouer sur l’écran de la console permet de profiter de ses sessions sans monopoliser le téléviseur familial. C’est aussi tout l’intérêt d’une console hybride, adapter ses habitudes de jeu à son quotidien. Ces portages ne sont peut-être pas les plus beaux, mais ils offrent une véritable liberté d’utilisation. Et quand on peut jouer à Resident Evil 2, 3 et 4 en 60 FPS dans un format aussi compact, difficile de ne pas reconnaître l’intérêt de la proposition.

Difficile de ne pas saluer le travail réalisé par Capcom sur ces trois portages. Resident Evil 2, Resident Evil 3 et Resident Evil 4 Gold Edition ne sont certes pas les versions les plus impressionnantes techniquement, mais elles ont le mérite de proposer une expérience portable de qualité, avec une fluidité de 60 images par seconde sur l’ensemble de la trilogie. J’ai particulièrement été bluffé par Resident Evil 2 et Resident Evil 4, qui bénéficient selon moi d’une direction artistique plus marquante. Resident Evil 3 reste un épisode sympathique et efficace, mais il m’a toujours semblé moins inspiré visuellement. Les concessions graphiques sont réelles, et les joueurs les plus exigeants ne manqueront pas de les remarquer. Mais il faut aussi replacer ces versions dans leur contexte, nous parlons de trois remakes ambitieux qui tournent sur une console hybride fine et légère. Et franchement, pouvoir profiter de telles productions en mode portable reste impressionnant. Alors oui, si vous cherchez les meilleurs graphismes possibles, passez votre chemin et privilégiez les versions PC ou consoles de salon. Mais si vous ne possédez qu’une Nintendo Switch 2, si vous aimez jouer en déplacement ou si vous souhaitez simplement profiter de vos jeux sans monopoliser la télévision du salon, ces trois versions font très bien le café !

Les Plus :

  • Trois remakes majeurs de la franchise Resident Evil réunis sur une seule console.
  • Une fluidité de 60 FPS sur les trois jeux, y compris en mode portable.
  • Un résultat technique particulièrement convaincant compte tenu du format de la Nintendo Switch 2.
  • Une expérience portable confortable, qui permet de jouer partout.
  • Des univers et des ambiances toujours aussi efficaces, particulièrement dans Resident Evil 2 et Resident Evil 4.
  • Des éditions généreuses avec leurs bonus et contenus additionnels respectifs.
  • Une excellente solution pour les joueurs qui ne possèdent que la Nintendo Switch 2.
  • La possibilité de profiter de ces jeux sans monopoliser le téléviseur du salon.

Les Moins :

  • Des concessions graphiques inévitables par rapport aux versions PC et consoles de salon.
  • Des textures et certains effets visuels moins détaillés.
  • Quelques micro-baisses de performances dans Resident Evil 4.
  • Resident Evil 3 possède une direction artistique que je trouve moins marquante que celle des deux autres épisodes.
  • Une aventure plus courte et plus linéaire dans Resident Evil 3.
  • Les joueurs qui possèdent déjà ces jeux sur une machine plus puissante n’auront pas forcément intérêt à les racheter, sauf s’ils recherchent spécifiquement l’expérience portable.

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