Ce test a été fait grâce à une clé envoyée par Atlantis Studio.

Développé par Atlantis Studio, ce jeu d’horreur coopératif exclusif à la Nintendo Switch 2 mise sur une expérience asymétrique qui rappelle les grandes heures de la Wii U et de la Nintendo DS. Une proposition originale, imparfaite, mais qui mérite qu’on s’y intéresse.

Il y a des jeux qui cherchent à nous en mettre plein la vue avec des graphismes photoréalistes, des mondes ouverts gigantesques et des budgets qui feraient pâlir certains studios indépendants. Et puis il y a des productions plus modestes, imaginées par des passionnés qui préfèrent miser sur une idée originale plutôt que de chercher à rivaliser avec les plus grosses productions du marché. Beyond the Dark: Nightwatch appartient clairement à cette seconde catégorie. Développé par Atlantis Studio, un tout nouveau studio indépendant qui n’est autre que celui de Monsieur Nico Augusto, que beaucoup connaissent notamment pour son immense fascination envers Nintendo et je pense que le bonhomme ne me contredira pas sur ce point, haha ! Le titre propose une expérience horrifique exclusivement coopérative qui exploite une particularité intéressante de la Nintendo Switch 2, la possibilité de répartir l’expérience entre deux consoles et deux écrans. Et autant le dire tout de suite, malgré ses moyens limités, le jeu a quelques arguments à faire valoir. Parce que derrière une réalisation forcément modeste se cache une idée de gameplay qui rappelle une époque où Nintendo osait expérimenter avec nos manières de jouer. Attention toutefois, car tout n’est pas parfait. Entre une durée de vie assez courte, une difficulté qui risque de vous faire mourir un paquet de fois et l’obligation de disposer de deux Switch 2 pour en profiter, le titre possède aussi quelques défauts difficiles à ignorer.

La première chose à comprendre avec Beyond the Dark: Nightwatch, c’est qu’il ne s’agit pas d’un jeu d’horreur traditionnel. Ici, impossible de partir à l’aventure en solitaire, le titre repose entièrement sur la coopération entre deux joueurs, que ce soit en ligne ou en local, avec deux consoles Nintendo Switch 2. Et c’est précisément là que le jeu devient intéressant. Le premier joueur vit l’aventure sur son téléviseur, en vue subjective, tandis que le second utilise sa console en mode portable pour surveiller les lieux à travers un système de caméras de surveillance. Deux joueurs, deux perspectives et surtout deux façons de participer à une même aventure. Cette approche asymétrique m’a immédiatement rappelé une époque où Nintendo cherchait encore à bouleverser notre manière de jouer grâce à ses différentes machines. Difficile de ne pas penser à la Wii U, qui permettait de répartir les informations entre le téléviseur et le GamePad, ou encore à certains jeux Nintendo DS et Nintendo 3DS qui exploitaient intelligemment leurs deux écrans. On pouvait ainsi afficher des informations complémentaires, gérer son inventaire ou consulter une carte sur un écran sans interrompre l’action sur l’autre. Impossible également de ne pas évoquer ZombiU, qui utilisait le GamePad pour afficher l’inventaire et gérer certaines actions pendant que le joueur devait rester attentif à ce qui se passait sur son téléviseur. Avec Beyond the Dark: Nightwatch, on retrouve un peu cet esprit. Le second écran n’est pas là pour faire joli, il possède une véritable utilité dans le gameplay. Le joueur qui surveille les caméras ne se contente pas de regarder son partenaire jouer. Il devient ses yeux, son guide et, dans certaines situations, sa meilleure chance de survie. C’est typiquement le genre de proposition qui fait plaisir aux amateurs de gameplay asymétrique et de concepts qui sortent des sentiers battus. On ne se retrouve pas simplement avec deux joueurs qui explorent les mêmes environnements côte à côte. Chacun possède son propre rôle, ses propres informations et ses propres responsabilités. Il faut donc apprendre à communiquer, à se faire confiance et à exploiter les possibilités offertes par les deux points de vue. C’est une approche qui sent bon l’école du gameplay à la Nintendo, celle qui cherche à exploiter une idée plutôt qu’à simplement augmenter la puissance graphique. Et franchement, voir un petit studio indépendant tenter ce genre de choses est plutôt rafraîchissant.

L’aventure nous entraîne dans une grande maison, une sorte de vaste villa dont les différentes pièces et les couloirs deviennent rapidement une source d’inquiétude. Les lieux dégagent une atmosphère oppressante qui m’a rappelé, par certains aspects, l’univers des Backrooms. On retrouve cette sensation désagréable de se trouver dans un environnement où quelque chose ne tourne pas rond. Les espaces semblent suffisamment ordinaires pour être reconnaissables, mais leur ambiance suffit à installer un malaise. On avance, on observe, on hésite et on finit par se demander ce qui peut bien nous attendre au détour du prochain couloir. Le jeu ne cherche pas nécessairement à nous terroriser à chaque instant. D’ailleurs, le fait d’y jouer à deux atténue forcément une partie de la peur. Il est toujours plus facile de supporter une situation inquiétante lorsqu’on peut compter sur un partenaire, surtout si celui-ci est en train de vous expliquer qu’une entité rôde juste derrière vous. En revanche, le stress est bien présent. Le joueur principal évolue à la première personne, un choix qui me paraît particulièrement adapté à une expérience horrifique de ce genre. Personnellement, c’est le type de caméra que je préfère dans les jeux d’horreur. Elle permet de renforcer l’immersion et de limiter les informations dont dispose le joueur. On ne voit que ce que notre personnage peut observer, ce qui rend chaque déplacement potentiellement dangereux. Un couloir sombre, une porte entrouverte ou une silhouette au loin suffisent alors à installer une certaine appréhension. Depuis le succès de jeux comme Outlast ou Resident Evil 7, la vue à la première personne a largement démontré son efficacité dans le genre horrifique. Elle permet de rapprocher le joueur de l’action, de lui donner l’impression d’être directement confronté aux événements et de rendre les rencontres avec les créatures particulièrement inconfortables. Beyond the Dark: Nightwatch s’inscrit dans cette logique, sans pour autant chercher à rivaliser avec les mastodontes du genre. Le joueur dispose notamment d’une lampe torche pour progresser dans les lieux. Il doit explorer son environnement, récupérer différents objets, notamment des photographies, et surtout mettre la main sur des Soul Cubes. Ces derniers permettent de désactiver certains mannequins qui entravent la progression. Il faut donc fouiller les lieux et récupérer les éléments nécessaires pour avancer, tout en restant attentif à ce qui peut se cacher dans l’obscurité. Ces objets ne sont pas de simples éléments de décoration destinés à donner l’impression que les développeurs ont rempli les pièces. Ils participent à la progression et imposent au joueur de s’intéresser à son environnement. Évidemment, partir à la recherche d’objets alors qu’une entité dangereuse peut surgir à tout moment n’est pas franchement la définition du confort. Mais c’est précisément ce qui fait le sel de l’expérience. Pendant que le premier joueur explore la villa, le second prend le contrôle d’un petit robot baptisé WD86. Et ce dernier comprend assez rapidement qu’il vaut mieux rester prudent dans les environs. Son rôle consiste notamment à gérer les caméras de surveillance afin d’observer les lieux et de transmettre les informations nécessaires au joueur qui se trouve sur le terrain. Il devient ainsi un véritable poste de surveillance mobile, chargé d’aider son partenaire à anticiper les dangers. C’est là que la mécanique asymétrique prend tout son sens. Le joueur principal possède une vision limitée de son environnement. Il avance dans les couloirs, éclaire les pièces avec sa lampe torche et tente de remplir ses objectifs. Le second joueur, lui, dispose d’informations différentes grâce à son système de surveillance. Il ne s’agit donc pas simplement de jouer à deux côte à côte. Les joueurs doivent communiquer, partager ce qu’ils voient et prendre des décisions ensemble. Le joueur qui surveille les caméras peut aider son partenaire à éviter une zone dangereuse, lui signaler une présence suspecte ou le guider lorsqu’il doit poursuivre son exploration. Mais encore faut-il que les informations soient correctement transmises et comprises. Une mauvaise indication, un manque d’attention ou une communication approximative peuvent rapidement transformer une exploration relativement tranquille en véritable catastrophe. Et c’est ce qui rend le concept intéressant, les deux joueurs sont complémentaires. Aucun ne possède toutes les informations nécessaires pour progresser confortablement. On est clairement face à une expérience coopérative qui cherche à exploiter les interactions entre les joueurs plutôt qu’à simplement ajouter un second personnage à l’écran. C’est une vraie bonne idée, car elle donne à chacun un rôle précis. Le joueur qui contrôle le WD86 n’est pas condamné à suivre passivement son partenaire, il participe activement à la progression et doit rester concentré pour l’aider à survivre. Ce système asymétrique fait partie des éléments les plus intéressants du jeu et démontre qu’il est encore possible de proposer des expériences différentes sans disposer d’un budget colossal. Si vous pensiez pouvoir vous promener tranquillement dans la villa en ramassant quelques objets avant de rejoindre la sortie, vous risquez de déchanter assez rapidement. L’entité qui rôde dans les lieux constitue une véritable menace. Son intelligence artificielle m’a particulièrement marqué par son agressivité et la pression qu’elle impose aux joueurs. Il faut s’attendre à mourir, et probablement mourir beaucoup. La progression demande de l’observation, de la patience et surtout une bonne coordination entre les deux participants. Le joueur principal doit rester attentif à son environnement, tandis que son partenaire doit surveiller les caméras et lui transmettre les informations utiles au bon moment.
Le moindre relâchement peut avoir des conséquences. Il ne suffit pas de courir tête baissée vers son objectif en espérant que tout se passe bien. Il faut apprendre à comprendre les dangers, à anticiper les situations et à faire confiance à son coéquipier. Cette difficulté peut évidemment frustrer certains joueurs, notamment ceux qui apprécient les jeux d’horreur davantage axés sur l’exploration que sur la répétition des échecs. Mais elle participe également à l’identité du titre. La coopération n’est pas un simple argument marketing : elle constitue le cœur même de l’expérience. Si les deux joueurs ne s’entendent pas, ne communiquent pas correctement ou ne parviennent pas à se coordonner, l’aventure risque de devenir particulièrement compliquée. En revanche, lorsque les deux participants commencent à comprendre le fonctionnement du jeu et à travailler réellement ensemble, le concept prend toute sa dimension. C’est aussi ce qui rend le titre assez particulier, votre partenaire n’est pas simplement là pour vous accompagner. Sa présence et sa capacité à vous aider peuvent littéralement faire la différence entre la survie et une nouvelle mort. Il faut également parler de la durée de vie, car Beyond the Dark: Nightwatch n’est finalement pas un jeu particulièrement long. L’aventure se termine relativement rapidement. En revanche, encore faut-il parvenir à en voir le bout ! Car entre l’agressivité de l’entité, les erreurs de communication et les nombreuses tentatives nécessaires pour progresser, vous risquez de passer un certain temps à recommencer certaines séquences.
Et c’est là toute la nuance, le temps passé sur le jeu ne reflète pas nécessairement la quantité de contenu proposée. Les morts à répétition viennent forcément rallonger l’expérience. On retourne dans des zones déjà visitées, on retente des passages compliqués et on essaie de mieux comprendre les dangers pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Forcément, cela augmente le temps nécessaire pour terminer l’aventure, mais cela ne signifie pas que le jeu dispose d’une durée de vie particulièrement généreuse. Il faut donc éviter de confondre difficulté et contenu. Mourir plusieurs fois sur une même séquence peut créer de la tension et demander de la persévérance, mais cela ne remplace pas de nouveaux environnements, des mécaniques supplémentaires ou une aventure plus longue. Cela dit, cette difficulté fait aussi partie de l’expérience proposée par Atlantis Studio. La coopération n’est pas là pour faire joli : les deux joueurs doivent réellement travailler ensemble, partager les informations et anticiper les déplacements de l’entité. Une bonne coordination permet de progresser plus efficacement, tandis qu’une mauvaise communication risque de vous faire perdre un temps considérable. Reste que certains joueurs pourront trouver ces morts répétées frustrantes, d’autant plus que le jeu ne propose pas une aventure particulièrement longue à la base. Il faut donc accepter cette approche avant de se lancer, Beyond the Dark: Nightwatch mise davantage sur son concept coopératif et la tension de ses situations que sur une grande quantité de contenu.

Soyons honnêtes, Beyond the Dark: Nightwatch ne remportera certainement pas un concours de beauté. Les graphismes restent modestes et l’on comprend rapidement que le studio ne dispose pas des mêmes moyens que les grandes productions du marché. Les environnements, les modèles et la présentation générale ne cherchent pas à rivaliser avec les références techniques du jeu d’horreur. Et il faut bien reconnaître que cela se ressent. Toutefois, je trouve important de replacer le titre dans son contexte. Nous sommes face à une petite production indépendante, conçue par un studio qui débute, et non devant un jeu vendu au prix fort par un éditeur disposant de ressources considérables. Le titre est également une exclusivité Nintendo Switch 2. Il ne faut donc pas s’attendre à une démonstration technique comparable aux grosses productions pensées pour les machines les plus puissantes. Mais faut-il nécessairement condamner un jeu parce qu’il n’est pas impressionnant visuellement ? À mon sens, non. Ce qui compte ici, c’est davantage la proposition de gameplay, l’ambiance et la manière dont les développeurs utilisent les particularités de leur plateforme. Et sur ce point, Beyond the Dark: Nightwatch possède une identité qui lui est propre. Les graphismes ne sont pas son principal argument, mais ils ne suffisent pas non plus à faire oublier l’intérêt de son concept. Le titre cherche avant tout à proposer une expérience coopérative originale, avec des moyens limités. Il faut simplement en avoir conscience avant de se lancer. Je préfère largement voir un petit studio tenter une idée qui sort de l’ordinaire plutôt qu’une production sans véritable personnalité qui se contente d’aligner les mécaniques déjà vues ailleurs. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il faut fermer les yeux sur les défauts techniques sous prétexte que le jeu est indépendant. Les limites sont là et chacun pourra se faire son propre avis. Mais il me semble important de juger aussi le projet sur ce qu’il cherche à accomplir. Et sur le terrain du gameplay, Atlantis Studio a au moins le mérite de proposer quelque chose qui ne laisse pas totalement indifférent.

L’autre élément important, c’est évidemment le prix. Beyond the Dark: Nightwatch est proposé à un tarif très doux, ce qui change forcément la manière dont on peut aborder ses qualités et ses défauts. On ne parle pas ici d’un jeu vendu au prix d’une grosse production et qui promettrait une aventure spectaculaire pendant plusieurs dizaines d’heures. Le positionnement est beaucoup plus modeste, et c’est précisément ce qui permet de considérer le projet avec davantage de recul. Oui, le budget limité se ressent. Oui, les graphismes ne sont pas extraordinaires. Oui, l’aventure est relativement courte et les nombreuses morts contribuent à rallonger artificiellement le temps nécessaire pour la terminer. Mais le titre propose une idée intéressante, une ambiance travaillée et un système de coopération qui ne se contente pas de faire acte de présence. À ce niveau de prix, le concept mérite au moins qu’on s’y intéresse, particulièrement si vous avez un partenaire de jeu avec qui vous aimez découvrir des expériences originales. Il faut simplement garder à l’esprit que son prix accessible ne règle pas toutes les questions. Car le principal frein du jeu ne concerne finalement ni ses graphismes ni son budget. Il concerne son fonctionnement exclusivement multijoueur.

Et voici le point qui me dérange le plus. Beyond the Dark: Nightwatch est intégralement pensé pour deux joueurs. Impossible de profiter de l’aventure en solo, et il faut disposer de deux consoles Nintendo Switch 2 pour jouer ensemble… C’est un choix de conception qui se comprend au regard du concept, mais qui limite considérablement l’accessibilité du jeu. Car si je trouve l’idée du second écran particulièrement intéressante, je regrette sincèrement qu’elle ne soit pas accompagnée d’une alternative permettant de jouer seul, ou au minimum d’une solution plus accessible pour profiter de l’expérience sans disposer de deux consoles. La Nintendo Switch 2 reste une machine qui représente un certain investissement. Demander à deux joueurs de posséder chacun leur console réduit donc mécaniquement le public susceptible de découvrir le jeu. Et c’est dommage, car son concept mérite d’être découvert par davantage de monde. J’aurais vraiment aimé pouvoir explorer la villa en solo, quitte à devoir gérer moi-même les caméras à certains moments, ou bénéficier d’un mode alternatif qui aurait permis de profiter du jeu avec une seule console. Cela aurait évidemment nécessité de repenser certaines mécaniques, mais cette possibilité aurait permis au titre de toucher un public beaucoup plus large. Je comprends que les développeurs aient voulu construire leur expérience autour de cette coopération asymétrique. C’est même ce qui fait l’intérêt du projet. Mais entre une idée de gameplay originale et une contrainte matérielle qui impose deux consoles, il y a une différence importante. Le jeu a beau être proposé à petit prix, il faut également prendre en compte le coût du matériel nécessaire pour y jouer. Et c’est d’autant plus regrettable que l’on tient ici un titre qui semble avoir été conçu pour les joueurs curieux, ceux qui aiment découvrir des concepts différents et qui apprécient les expériences capables de les surprendre. Mon principal reproche est donc simple, Beyond the Dark: Nightwatch possède une proposition intéressante, mais son exigence de deux consoles risque de décourager une partie des joueurs avant même qu’ils aient pu découvrir ses qualités.

Au final, Beyond the Dark: Nightwatch est une proposition qui mérite que l’on s’y attarde, à condition de savoir ce que l’on vient chercher. Nous sommes face à un petit jeu indépendant dont les limites techniques sont évidentes, mais qui compense en partie ses moyens modestes par une idée de gameplay originale. Son ambiance oppressante, sa vue subjective et son système de coopération asymétrique lui permettent de proposer une expérience différente de ce que l’on trouve habituellement dans le genre horrifique. Le principe des deux écrans fonctionne particulièrement bien. Le premier joueur explore la villa tandis que le second surveille les caméras avec son robot WD86. Cette complémentarité donne une véritable raison d’être à la coopération et rappelle une époque où Nintendo osait faire de ses particularités matérielles un élément central du gameplay. C’est probablement ce que je retiens le plus de cette expérience, Beyond the Dark: Nightwatch a quelque chose à proposer. Il ne cherche pas à être le plus beau jeu du marché, mais à offrir une expérience construite autour d’une idée précise. Et même si l’aventure est relativement courte, la difficulté et les nombreuses morts peuvent vous donner du fil à retordre avant d’en voir le bout. Bien sûr, tout n’est pas parfait. Les graphismes restent modestes, la difficulté pourra en frustrer certains et l’obligation de posséder deux Nintendo Switch 2 constitue un frein considérable. C’est d’autant plus regrettable que le concept aurait gagné à proposer une solution alternative pour les joueurs ne disposant que d’une seule console. Mais à un prix aussi accessible, difficile de ne pas saluer l’initiative d’Atlantis Studio. Ce titre est inspirant, et il rappelle une chose que l’on a parfois tendance à oublier, ce ne sont pas toujours les plus gros studios qui font avancer le jeu vidéo. On parle beaucoup des budgets colossaux, des moteurs graphiques dernier cri et des productions capables de mobiliser des centaines de développeurs. Pourtant, l’innovation ne se résume pas à la puissance technique ou au nombre de millions investis. Elle peut aussi venir d’une petite équipe qui décide de tenter quelque chose de différent. Et c’est précisément pour cela que les productions indépendantes restent essentielles à notre industrie. Beyond the Dark: Nightwatch ne révolutionnera peut-être pas le jeu d’horreur, mais il ose exploiter une approche asymétrique qui mérite d’exister. Pour les amateurs de coopération, de concepts originaux et de cette fameuse école du gameplay qui a longtemps fait la force de Nintendo, le titre possède de sérieux arguments. Dommage, donc, que son exigence de deux consoles vienne limiter une proposition qui aurait gagné à être accessible au plus grand nombre. Un petit jeu, un petit budget, un prix doux, mais une idée qui mérite qu’on s’y intéresse. Et parfois, c’est exactement ce dont le jeu vidéo a besoin.

Les Plus :

– Un concept asymétrique original qui exploite intelligemment deux écrans.
– Une coopération qui demande une véritable communication entre les joueurs.
– Une ambiance oppressante qui fonctionne bien.
– Le rôle du WD86 et la surveillance par caméras.
– Un prix accessible pour une petite production indépendante.


Les Moins :

– Une réalisation graphique modeste.
– Une aventure relativement courte.
– Des morts répétées qui rallongent artificiellement la durée de vie.
– Une difficulté susceptible de frustrer certains joueurs.
– L’obligation de disposer de deux Nintendo Switch 2.
– L’absence d’une véritable alternative pour jouer en solo.

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