Ce test a été fait par Geek_Hari grâce à une clé envoyée par PR Hound.

R-Type III : The Third Lightning, rien que le nom suffit à provoquer des sueurs froides chez toute une génération de joueurs élevés aux Chocapic et aux manettes jaunies par le temps. Sorti en 1993 sur Super Nintendo, ce monument du shoot’em up était à l’époque une véritable machine à briser des enfances. Un jeu tellement difficile qu’il transformait le salon familial en bunker de guerre. À chaque partie, c’était la même scène, toi, assis en tailleur devant la télé cathodique, les mains moites, pendant que ta mère criait au loin : « Viens manger avant que ça refroidisse ! » Impossible. Le stage 1 venait ENFIN de passer. Et voilà qu’en 2026, ce bon vieux cauchemar galactique revient sur Switch 2 dans un portage signé KRITZELKRATZ 300. Le jeu débarque pour l’instant uniquement en version digitale, mais une édition physique est prévue pour août. Oui, parce qu’un vieux joueur veut sa boîte sur l’étagère. Pour les petits jeunes nourris à Fortnite, TikTok et aux jeux qui te donnent une récompense juste pour avoir lancé le menu principal, R-Type est un shoot’em up horizontal pur jus. Ici, pas de battle pass ni de skin de licorne fluo, un bouton pour tirer, un bouton pour charger son Beam, des bonus d’armes et surtout… la souffrance.

Le gameplay est toujours aussi nerveux et précis. Chaque ennemi semble avoir été programmé par un développeur qui détestait profondément l’humanité. Le moindre décor veut ta mort. Les murs veulent ta mort. Les boss veulent ta mort. Bref, joie et bonne humeur au programme. Concernant le portage, autant être clair : le boulot est excellent. Le jeu est beau, ultra fluide et respecte parfaitement l’esprit de l’original. Petit reproche malgré tout, certains passages deviennent tellement chargés à l’écran qu’on ne sait plus trop si on pilote un vaisseau ou si on regarde un sapin de Noël faire une crise d’épilepsie. Mais honnêtement, je chipote. Excellent bonus également, la version Super Nintendo originale est incluse. Côté prise en main, j’ai clairement préféré jouer à la croix directionnelle plutôt qu’au stick
analogique. Question d’habitude j’imagine. Mais parlons enfin du véritable patron du jeu : sa difficulté. Oui, R-Type est toujours une horreur absolue. Et c’est magnifique. Le jeu demande de mémoriser les niveaux au pixel près, d’apprendre les patterns des boss et d’accepter que mourir fasse partie de l’expérience. Ici, pas de checkpoint généreux toutes les dix secondes. Quand tu meurs, le jeu te regarde droit dans les yeux avant de te renvoyer au début du niveau sans tes améliorations. Une véritable relation toxique. Mais c’est aussi ce qui rend chaque victoire incroyablement satisfaisante. Finir un stage dans
R-Type procure plus de dopamine qu’un coffre légendaire dans la plupart des jeux modernes.

Heureusement, les développeurs ont pensé aux joueurs moins masochistes avec un mode infini permettant de reprendre exactement à l’endroit de sa mort. Une excellente idée pour
découvrir le jeu sans avoir envie de jeter sa Switch par la fenêtre du salon. Au final, R-Type Dimensions III est un hommage brillant à ce monument du shoot’em up. Beau, fluide, fidèle et toujours aussi cruel, le jeu réussit parfaitement son retour. Le seul vrai boss final reste son prix, plus de 30 euros pour un portage rétro, ça pique.

Les Plus :

  • un bel hommage à ce jeu culte
  • Le mode infini pour toucher un grand public
  • Que de souvenirs

Les Moins :

  • Difficulté élevée
  • Prix excessif

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