Ce test a été fait grâce à une console que j’ai acheté à la Fnac.

Dès la première prise en main, la Nintendo Switch 2 frappe par son design modernisé et plus adulte. Fini les courbes plastiques arrondies ,ici, Nintendo opte pour des lignes plus sobres, plus nettes, presque « pro ». Les matériaux semblent vouloir séduire un public plus large que le simple joueur occasionnel ou enfantin. Mais cette montée en gamme esthétique n’est pas sans conséquence. La console semble plus fragile. Les plastiques sont plus fins, et même si l’assemblage est précis, on sent que la robustesse a été sacrifiée au profit du style. Posée sur une table ou dans un sac à dos, elle inspire un peu moins confiance que la première génération.

Impossible de passer à côté, l’écran de la Switch 2 est immense. Il envahit littéralement la façade, et c’est un vrai plaisir en mode portable. Les jeux gagnent en lisibilité et en immersion, et le taux de rafraîchissement plus élevé (bienvenu) fluidifie les mouvements. Mais voilà, on repasse à un écran LCD, certes Full HD de 8,4 pouces qui peut atteindre jusqu’à 120 Hz et dispose d’une compatibilité HDR. Mais ça pique un peu, après avoir goûté à la somptueuse Switch OLED, difficile de ne pas ressentir un petit pincement. Les noirs sont moins profonds et les couleurs moins vibrantes. L’écran OLED nous manque déjà. Un choix économique ? Peut-être. Mais pour une console censée incarner la nouvelle génération, ce retour en arrière déçoit. La console dispose d’une mémoire internet de 256Go, extensible grâce des cartes microSD Express. En sachant que les jeux prennent beaucoup plus de place par rapport à sur la Switch 1, je vous conseille d’investir dans une carte microSD Express qui vaut un rein…

L’innovation la plus audacieuse vient sans doute des nouveaux Joy-Cons aimantés. Fini le rail mécanique à enclenchement, ici, les manettes se fixent via un système magnétique qui rend la manipulation fluide, presque magique. Le confort est réel, et l’ergonomie semble avoir été légèrement revue. Mais une crainte s’installe immédiatement, qu’en est-il de la démagnétisation ? On le sait, avec le temps, les aimants peuvent perdre de leur force. Ce phénomène pourrait, à terme, compromettre la tenue des Joy-Cons, voire forcer les utilisateurs à en racheter. Nintendo n’a pour l’instant pas communiqué sur la longévité de ce système, et le doute plane. Une belle idée sur le papier, mais qui nécessitera un vrai suivi sur le long terme.

Sous le capot, la Switch 2 est plus véloce. Les temps de chargement sont considérablement réduits, les jeux first-party tournent à merveille, et certains titres multiplateformes peuvent ENFIN tourner sur une console Nintendo. Je dis bien « Tourner », on est loin d’avoir des jeux aussi beaux que sur PS5 et Xbox Series X, « Coucou Cyberpunk 2077 ! »… L’interface est identique, mais plus fluide. On regrette cependant l’absence de certaines fonctionnalités attendues depuis des années (thèmes, dossiers, Netflix… ).

L’autonomie est dans la moyenne, loin d’être impressionnante, on est sur du 3h30. L’écran plus grand consomme plus, mais le nouveau chipset semble relativement économe. Quant à la ventilation, elle est discrète, bien gérée, la console chauffe, mais ne brûle pas les doigts.

La Nintendo Switch 2 est une belle évolution, mais pas une révolution. Plus mature, plus puissante, plus grande… mais aussi plus fragile, plus sujette à inquiétudes. Entre l’écran LCD qui fait regretter l’OLED, et le système aimanté des Joy-Cons qui soulève des questions de durabilité, Nintendo prend des risques. Pour les fans de Nintendo et les nouveaux venus, l’expérience reste agréable. Mais ceux qui attendaient une machine totalement affranchie des limites de la première génération devront attendre une éventuelle version « Pro » pour vraiment s’enflammer. Je conseille clairement cette console à ceux qui n’avaient pas encore de Nintendo Switch et qui voudraient la « meilleure » expérience possible pour les jeux Nintendo.

Les Plus :

  • Design élégant
  • Écran géant
  • Performances légèrement en hausse
  • Joy-Cons aimantés innovants
  • Légère

Les Moins :

  • Trop chère, 470€
  • Écran LCD (retour en arrière visuel)
  • Fragilité perçue du châssis
  • Doute sur la durabilité des Joy-Cons magnétiques
  • Fonctionnalités toujours limitées dans l’interface
  • On s’attendait à mieux sur les jeux, surtout pour les tiers…
  • Le bouton C qui marche qu’avec abonnement…
  • Après une heure de jeu, on a toujours des crampes aux mains…
  • Batterie chaotique.. Seulement 2 heures sur certains gros jeux…
  • Soucis d’affichage de la batterie

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